Je m'étais promis de rester forte, de ne pas m'en vouloir pour tout ça, de passer outre; d'oublier, d'aimer à nouveau, de t'oublier et surtout, ne plus t'aimer. C'est bête, je n'aurais rien réussi; en presque un an, j'ai stagné, creusé bien bas et remonté, toujours la même hauteur, ayant trop peur de monter pour voir si le ciel est aussi bleu qu'on le dit, de peur que ce soit un mensonge parce que sa couleur était bien mieux avec toi. Il l'était... J'ai longtemps désiré que le passé redevienne présent, que ton coeur soit à nouveau avec le mien.. Je n'ai peut-être pas prié assez fort, qui sait... Je n'ai peut-être pas pleuré assez pour que tes bras m'encerclent.. Non, sûrement pas assez. J'ai l'impression de tout faire de travers avec toi, de toujours être à côté de la plaque, d'être celle qu'il ne faut pas, celle que tu ne veux plus, l'erreur qu'on voudrait juste effacer, quitte à en payer le prix fort. Pourtant, j'espère encore que tu penses à moi, que tu te demande aussi comment changer le passé; et que tu pries, toi aussi, pour que je fasse la même chose. Je crois en toi, je l'ai toujours fait d'ailleurs. Malgré tous les "Non, il n'en vaut pas la peine" je t'ai toujours défendu, même si quelque fois les accusations étaient vraies, tu es parfait.
Si on pouvait changer le passé, crois-moi, ce soir on aurait été ensembles, juste pour fêter nos un an demain matin... Un an; douze mois, trois cents soixante-cinq jours, huit mille sept cents soixante heures, cinq millions vingt-cinq mille six cents secondes à tes côtés. C'est beau de rêver, n'est-il pas...
Je me sens conne ce soir, à pleurer pour quelque chose qui ne me reviendra jamais, à être perdue alors que tout ce que je devrais faire c'est regarder en avant, d'oublier d'écouter mon coeur, ne plus te voir, ne plus t'entendre... Faire comme si jamais rien ne s'était passé. "Faire comme si"... Et pourtant tout ce que je voudrais faire; c'est te hurler que j'ai besoin de toi. que je t'aime. que je ne peux pas... pas sans toi. Et à ce moment précis, te voir détaler, "non mais c'est quoi cette folle furieuse..."
Depuis une semaine, tous nos souvenirs me reviennent en tête, comme la plus belle des histoires, comme la plus belle des victoires, tu es là. Tes yeux sont sur moi, ton coeur est pour moi et tes mots m'appartiennent. C'est le seul monde où je peux encore me sentir bien; dans mes souvenirs... Nulle part ailleurs. J'ai besoin de toi, si tu savais combien. Ton sourire n'éclaire plus mes journées et je me sens bien seule sans tes plaisanteries... Sans qu'on se moque. Sans toi.
Et si un jour, je te manque, sache que mes bras te seront toujours ouverts, que mes doigts s'entremêleront toujours aux tiens; je ne peux pas vivre sans ton sourire tous les jours. Reviens-moi... Je t'aime encore.